Ce que disent les contes

L’histoire

L’histoire à partir de laquelle nous allons nous promener, est l’une des 26 versions en langue française recueillies et rassemblées dans le catalogue raisonné du conte populaire français établi et publié, morceaux par morceaux, à partir de 1966, par Paul Delarue et Marie Louise Tenèze. Les auteurs de cet ouvrage s’appuient sur un classement international des contes élaboré au début du XXème siècle par le finnois Antti Aarne puis complété par l’américain Stith Thompson. Il donne lieu à un catalogue de contes du monde entier de 2340 types eux mêmes rassemblés en genres. L’un de ces types est l’A.T 471, il fait partie du genre des contes merveilleux dans lequel se trouve répertorié le type A.T 471 avec le titre de référence suivant : The bridge to the Other World ou le Voyage dans l’autre monde. Il s’intitule lui-même Le sac d’argent.

Ce n’est pas la version-exemple choisie dans le catalogue français. Je l’ai lu, il y a longtemps- avant de découvrir les autres versions et il m’avait beaucoup frappé. C’est pour partager avec vous cette découverte comme j’en ai eu connaissance moi-même que je vous la fait entendre Cette version est plus simple, plus ramassée, plus synthétique, moins fantastique que la plupart des autres versions. Elle se trouve  dans une anthologie de contes franco-allemand proposée dans les années 1970 par Marie Louise Tenèze et Georg Hüllen . Elle avait été recueillie par Achille Millien dans le Nivernais.

Dans ses versions  soeurs, il est toujours question d’un voyage entrepris plus ou moins volontairement vers un monde inconnu par plusieurs candidats. Ils y sont toujours conviés ou contraints par un personnage étrange, étranger à leur monde et sans identité apparente, excepté qu’il dispose de beaucoup d’argent, de pouvoir et d’autorité incontestable bien qu’inexplicable. On découvrira plus tard qu’il est un messager, un ange, un roi, ou encore disent certaines versions, Dieu. Ses interlocuteurs, entreprennent ce voyage par nécessité matérielle après un contrat de travail ou encore désireux d’aider leur soeur marié à l’étrange personnage. En échange d’un salaire ou d’une réponse à un secret, ils doivent porter une lettre et éventuellement en rapporter une autre, emmener des moutons au-delà d’une rivière et s’enquérir de leur nourriture, et encore d’autre taches. Ils vont devoir traverser au moins une rivière, si ce n’est plusieurs, et découvrir des espaces où se conduisent des animaux ou des plantes de façon inexplicable. L’un d’entre eux, le dernier quand ils sont plusieurs, parviendra jusqu’au terme de cette obligation de  voyage et souvent de discrétion. Il y trouvera un jardin avec un château plus ou moins explicitement merveilleux qui est nommé quelques fois, le paradis. Et soit à son retour, soit sur le lieu même, le héros apprendra le sens de ce qu’il a vu et vécu en entreprenant ce voyage même.

Ce conte répandu dans toute l‘Europe et en Afrique du Nord – nous fait savoir Marie Louise Tenèze-  est connu chez nous sous une forme religieuse qui évoque le christianisme médiéval. Elle ajoute : qu’il doit cependant appartenir à une tradition bien plus ancienne, et on s’explique ainsi son succès chez des populations ayant une autre religion.

et constate : que sur les 26 versions françaises, soit les deux tiers, proviennent de Bretagne et que 7 autres proviennent de la Gascogne, du Bordetais aux Pyrénées.

Nous pouvons en déduire que dans ces régions qui ont conservé une langue et une culture spécifique, en particulier à travers leur langue, s’est transmis presque  clandestinement , à travers leurs contes, un souvenir vivace de leurs croyances pré-chrétiennes. On ne peut s’empêcher, non plus de penser aux propositions de Vladimir Propp qui voyait dans les contes et devrait-on ajouter dans leur narration, la transposition de rites initiatiques d’origine chamanique.

L’initiation

C’est la raison qui m’a fait remarquer ce conte parmi tant d’autres. Il m’ouvrait une porte. Il est rare de trouver un conte dont la fonction initiatique est  manifestement exposée dans le conte lui-même. La plupart du temps, le conte merveilleux s’en tient à son scénario, à ses figures, à ses motifs et nous laisse pantois et émerveillé sans que rien ne vienne nous aider à résoudre le rébus, l’énigme que constitue l’histoire que nous entendons.

Et justement, parmi toutes les fonctions possibles – linguistique, pédagogique, éducative, philosophique, scientifique, juridique etc…  que l’on peut envisager pour l’ensemble des récits très variés qui arrivent à notre connaissance, l’initiation semble tenir un rôle premier dans cette polysémie d’enseignement.
Que peut nous dire d’abord un conte sinon une proposition de réponse à nos questions les plus essentielles ? Et que, par ailleurs, l’acte d’initiation n’est-il pas, en définitive, à l’origine de toutes les autres fonctions ?
Il y a enfin, dans cette transmission orale et narrative, plutôt qu’une affirmation dogmatique et magistrale, une intention de partage vivant. C’est une invitation à l’étonnement, à l’interrogation, une invitation à apprendre ensemble à fréquenter l’inconnu, l’impossible, l’incroyable, l’inaccessible, le terrifiant et tout en même temps l’exaltant. Il y a, enfin, dans cet acte de conter et d’entendre, une initiation à la contemplation des mystères ou du merveilleux, qui ne peut exister sans égalité de considération mutuelle.
Et finalement, si j’ai choisi cette histoire pour essayer de comprendre ce que disent les contes, c’est que, peut-être, ce conte A.T 471 le voyage dans l’autre monde est avant tout, pour moi une initiation à la narration.

Le sac d’argent

Collecte Millien-Delarue, Conte type AT 471, recueilli auprès de Marie Chollet Rencontre des peuples dans le conte(Editions multilingue allemand, français, anglais Aschendorff Münster par Marie Louise Tenèze et Georg Hüllen, 1961.

Un homme et une femme avaient trois petits garçons. Ils étaient bien pauvres et malheureux. La mère dit au plus âgé de ses enfants :
– Va chercher ton pain, car ici nous mourrons de faim.
L’aîné partit et rencontra sur sa route un homme qui lui demanda:
– Où vas-tu, mon petit garçon ?
– Chercher mon pain.
– Veux-tu porter une lettre au Père Eternel qui est dans le Paradis ?
Je te donnerai un sac d’argent.
– Je veux bien.
– Voilà la lettre.
– Et l’argent ?
– Le voici.
– Par où faut-il passer pour y aller ?
– Suis ce chemin là !
Le garçon se remit en route, bien chargé de ce sac d’argent et de la lettre. Un peu plus loin, il arriva à une rivière. Comment passer ?
– Bah !, se dit-il, je me débarrasserai de la lettre, il n’en saura rien.
Il jeta la lettre à la rivière, et revint chez les siens :
– Maman, nous sommes riches, voilà un sac d’argent.
– Qui te l’a donné ? interrogea sa mère.
– Un homme que j’ai rencontré.
Mais il ne parla pas de la lettre.
Son frère cadet voulut aussi gagner sa vie. Il fit la même rencontre et agit tout comme son frère aîné. Sa mère fut encore plus surprise, mais lui non plus ne dit mot de la lettre.
Le jeune voulut partir à son tour.
– Non, mon petit, dit la mère, ce serait offenser le Bon dieu.
Mais il insista tant qu’il partit. Lui aussi rencontra sur sa route l’homme qui avait une lettre à faire porter au Père éternel.
– Voilà la lettre et le sac d’argent.
Mais le garçon répondit :
– Vous me donnerez l’argent à mon retour.
– Tu as raison mon enfant, tiens, monte par ce chemin, va devant toi.
Il partit et trouva, lui aussi, la rivière qui lui barrait la route.
– Ah comment passer ? se demanda t’il.
Alors il se met à prier Dieu, et l’eau se partage en deux, il se fait une petite sente, et il passe.
Il marche et trouve une autre rivière, blanche comme du lait ; pris de peur il se remet à genoux, prie encore, il se forme à nouveau une petite sente, et il passe.
Il marche toujours droit devant lui, quand pour la troisième fois une rivière l’arrête, rouge comme du sang.
Cette fois-ci il a vraiment peur : qu’est-ce que cela peut vouloir dire ?
Et comment passer ?
Il s’agenouille à nouveau, prie le Bon dieu, et la petite sente se reforme encore.
Il passe, traverse trous, marnières, broussailles, montagnes et vallées, n’ayant tout juste que sa petite sente pour avancer.
Tout à coup il aperçoit deux flammes de feu qui s’entrebattent là, sur la sente même. Il se met à genoux et prie ; les flammes se séparent, le chemin est libre.
Puis il arrive au faîte d’une montagne de laquelle il voit un admirable jardin fleuri.
Il y entre, le traverse, et est frappé par deux roses, de chaque côté du chemin, bien plus belles que les autres. Il les cueille et en met une dans chaque poche.
Au bout du jardin, il ouvre une barrière qui semblait en or et se trouve près d’un château magnifique, si brillant qu’il en faisait mal aux yeux.
– C’est bien quelque part par ici que doit être le Père Eternel, se dit-il et il cogne à la porte.
– Qui est là ? demande une voix de l’intérieur.
– Un petit garçon qui apporte une lettre au Père Eternel qui est dans le Paradis.
On ouvre la porte – et il reconnaît l’homme qui lui a donné la commission !
– C’est donc vous le Père Eternel ?
– Oui, et tu as fait beaucoup de chemin.
– Oui, mon Dieu, je vous ai bien offensé!
– Conte-moi ce que tu as vu.
– Après vous avoir quitté, j’ai rencontré une rivière, j’étais bien embarrassé pour passer, je vous ai prié, ça m’a fait une sente et j’ai passé.
– Bien, mon enfant. Sais-tu ce qu’était cette rivière ?
– Non, mon Bon Dieu.
– Eh bien, quand tu l’as eu passée, tu n’étais plus au monde. C’est la séparation du ciel d’avec la terre. Et après ?
– Plus loin, j’ai trouvé une autre rivière, blanche comme du lait.
– C’était le lait de la Sainte Vierge, dont elle nourrissait Notre Seigneur Jésus-Christ qui vous a sauvés.
– Si j’l’avais su, j’en aurai bu un coup!
– Et plus loin ?
– J’ai trouvé une autre rivière, toute rouge comme du sang.
– C’était le sang de Notre Seigneur Jésus Christ qui a été répandu sur la terre pour sauver tous ceux qui le servent.
– Ah si j’avais su je me serais lavé dedans.
– Et plus loin ?
– Dans des trous, des marnières, des broussailles, je suivais ma petite sente.
– Et plus loin ?
– J’ai bien eu peur, deux flammes de feu s’entrebattaient. Je vous ai prié.
– Sais-tu ce que c’était ?
– Non!
– C’était tes deux frères qui s’entrebattaient, ils sont en enfer.
– Ah que ça me fait de la peine !
– Ne te désole pas. Je leur avais donné la lettre et un sac d’argent, ils ont pris le sac d’argent, mais ils ont jeté la lettre. Et ensuite ?
– Je suis monté au fait d’une montagne. J’ai vu votre jardin, sans doute, bien fleuri.
– Sais-tu ce que c’est ?
– Non!
– C’est le purgatoire.
– Mais mon Dieu, là je vous ai offensé.
– Qu’as-tu donc fait ?
– Il y avait deux roses qui me plaisaient plus que les autres, je les ai cueillies et mises dans mes poches.
– Eh bien c’est ton père et ta mère qui sont dans le purgatoire. Tu les emportes avec toi. Entrez tous les trois dans le paradis.

Collecte Millien-Delarue, Conte type AT 471, recueilli auprès de Marie Chollet. Rencontre des peuples dans le conte(Editions multilingue allemand, français, anglais Aschendorff Münster par Marie Louise Tenèze et Georg Hüllen, 1961.

A travers ce conte et ses autres versions comparées à d’autres récits provenant d’autres croyances dans le temps et dans l’espace, on peut mesurer, l’effort des conteurs européens pour adapter leur religion en quelque sorte, nouvelle à un récit plus ancien avec son langage symbolique et analogique passé. Ainsi, un récit d’origine polythéiste va devoir s’adapter à une religion monothéiste. Un chaman, un griot, un aède va devoir devenir un conteur chrétien. Un auditeur vivant dans une civilisation pastorale ou de chasseurs pêcheurs, en devenant urbain et plongé dans notre monde d’aujourd’hui, va devoir se réapproprier des symboles qui étaient fondées sur des connaissances antiques qui lui sont étrangères.
Ce qui m’a d’abord frappé, je vous l’ai dit, c’est que pour la première fois dans un conte occidental et plus précisément nivernais, c’est à dire proche de chez moi, m’était proposé dans la narration même d’un conte, un sens possible à l’un des symboles que l’on rencontre fréquemment dans les contes merveilleux. D’autres suivraient.
La rivière est explicitement le passage dans un autre monde. C’est le passage de la vie à la mort. Mais il y avait encore d’autres rivières et, par conséquent d’autres mondes à traverser. Ainsi, m’était exposé une géographie de l’au-delà, un espace qui allait conduire mon imagination vers d’autres explorations.
Rétrospectivement, me reviennent en mémoire, les livres des morts tibétains ou égyptiens qui décrivent eux aussi les géographies propres à leurs croyances et les conseils de cheminement auxquels il faut alors se conformer.
Il en a été, sans doute ainsi, chez tous les peuples et d’abord chez les peuples de religion chamanique chez qui l’on trouve, là aussi, des descriptions d’espaces et de voyages que nous appelons imaginaires et des conseils incompréhensibles pour qui ces voyages ne nous sont pas familiers, et comment le seraient-ils ? En les consultant, eux et les grands poèmes épiques antiques, on ne peut s’empêcher de penser, comme Vladimir Propp le laisse penser, qu’un narrateur traditionnel perpétue, à travers la narration de certains contes, avec les dangers et les éblouissements qu’elles suscitent, les actes des chamans qui s’envolaient dans l’espace habités par les grandes forces qui gouvernent l’univers.

Ces rivières transversales et irréversibles, ces miettes de sens, étaient un fil, à partir duquel allait  s’éclairer peut-être d’autres signes.
Les différents paysages décrits s’inscrivent dans une verticalité significative, les personnages montent ou descendent dans les éléments à traverser : l’eau, ses courants et ses tourbillons (qui apparaissent dans d’autres versions), les marécages, la pierre, la broussaille, la montagne, le feu, le jardin, le château. Ils avertissent le conteur et l’auditeur sur la nature des circonstances qu’il va être amené à découvrir et à affronter peut-être déjà dans sa propre vie. Comme si, celle-ci, sa propre vie, n’était pas déjà une aventure dont les étapes ressembleraient à celles qu’il va éventuellement connaître.
Parmi les signes qui se sont éclaircis pour moi, il en est un qui ne peut pas ne pas concerner un conteur. Comme un voyage, une histoire ne peut pas ne pas arriver à son terme, sinon ce n’est pas une histoire. Le voyage entier que les frères du héros n’avaient pas pu achever et que ce dernier mène à son terme est un voyage circulaire ou pluôt hélicoïdal. Il revient à son point de départ pour au moins l’un des protagonistes. Dans son mouvement spatial pré dessiné, il va leur assigner une place déterminée par leurs actions .

Il met en relation, le début et la fin. C’est à dire, au début, la pauvreté, la recherche d’argent, le travail payé en avance et le respect ou le non respect de la parole donné et, à la fin, l’accession à un paradis pour celui qui n’a pas voulu être payé  ou  pour les autres,  l’argent et la violence. Le conte est comme une sorte de tourbillon qui va à la fois écarter ou aspirer en son sein les différents personnages de son histoire. Le conteur et l’auditeur, au cours de la narration, sont eux aussi analogiquement, comme ils le sont dans la vie, attrapés dans ce tourbillon. Le conteur avec ce que son regard embrasse de l’histoire est l’incarnation de ce tourbillon.

Il y a un autre symbole et qui n’est pas moins important pour un conteur. Les trois protagonistes sont chargés de porter une message. Ce n’est pas le cas de toutes les versions, dans beaucoup d’autres, ils sont seulement chargé d’un travail que les deux premiers ne vont pas réaliser par négligence, lâcheté ou paresse tout en prétendant l’avoir fait. Mais ce message dans le cas du conte que nous venons d’entendre est intéressant à plus d’un titre.
Est-il cacheté ? Le conte ne le dit pas. Il ne dit pas non plus ce qu’il contient, pas plus qu’il n’envisage que l’un des protagonistes aurait la curiosité d’en connaître le contenu. Pourtant il est adressé à un personnage vraiment très important. Il serait intéressant de connaître le contenu des messages envoyé par un général. Il ne dit pas non plus ce qui arrive au message à travers ses tribulations, ni même s’il y en avait un. Il ne le dit pas parce ce qu’il contient est sans importance dans cette histoire, ce qui compte c’est de le portage. Les messagers ne sont pas les destinataires. Le message que nous disent les contes avec cette idée de lettre à porter, et ce que dit ce conte dans ce cas-là – et il en est sans doute ainsi de tous les contes – que ce qui compte, que ce qui est important, que ce qui va compter, si on veut bien comprendre, pour un auditeur et plus encore pour un conteur, c’est que le seul message qui puisse traverser vivant une aventure aussi incertaine qu’une existence, c’est un secret non résolu. Il m’est arrivé bien tardivement, un jour en re racontant le conte rapidement, d’envisager que ce contenu de la lettre, la lettre elle-même ne sont, en réalité, pas destinés au Bon Dieu, mais plutôt à celui qui la porte. Ainsi pourrait-on ajouter à l’histoire, cet épisode final conclusif.

Dans ce que dit ce conte, paradoxalement, apparaît une invitation à la discrétion. Dans toutes les versions y compris celle-là, le héros se tait excepté pour prier. Il ne se dit rien en lui-même malgré l’étrangeté de ce qu’il découvre. Il ne demande pas d’explication lorsqu’il arrive devant le destinataire. C’est le destinataire qui la lui donne. C’est comme si le salaire du travail entrepris, de la garde de moutons dans certaines versions qui eux aussi doivent traverser une rivière ou de la lettre apportée dans celui ci, n’était que l’explication du voyage. C’est manifestement à nous, conteurs et auditeurs qu’elle est adressée. Ainsi, et encore une fois à l’aide d’une métaphore et si l’on veut bien admettre que raconter ou entendre un conte est un voyage, il n’y a qu’une chose à faire pendant celui-ci et ceci jusqu’au bout et sans discuter comme le fait notre héros, c’est porter la lettre ou le conte jusqu’à son destinataire sans que notre attention ne se détache, un seul instant, de ce but, c’est ce que nous disent les contes.

Bruno de La Salle

Photo Jiang Zhi

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